Bourse d'Études
Association de Culture Franco-Brésilienne de Curitiba, Brésil
Recherche Juridique & Développement Logiciel
Étudiante en droit à l'Universidade Federal do Paraná (UFPR) et technicienne en administration diplômée de l'IFPR. Dotée d'une expérience en développement de logiciels, cette expertise technique vient enrichir un parcours académique juridique. Les recherches se concentrent sur le droit constitutionnel, les droits humains, la philosophie du droit et les politiques publiques, avec un intérêt marqué pour l'épistémologie, l'éthique et l'accès à l'information.
Université Fédérale du Paraná (UFPR)
— • Curitiba, Brésil
Université Technologique Fédérale du Paraná (UTFPR)
— • Curitiba, Brésil
Institut Fédéral du Paraná (IFPR)
— • Curitiba, Brésil
Université Fédérale du Paraná (UFPR), Brésil
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Apple Developer Academy, Université Pontificale Catholique du Paraná (PUCPR), Brésil
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Université Technologique Fédérale du Paraná (UTFPR), Brésil
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Association de Culture Franco-Brésilienne de Curitiba, Brésil
Université Fédérale du Paraná (UFPR) – Trésor National, Brésil
Tribunal de Justice de l'État du Paraná (TJPR) (3ème Tribunal de Violence Domestique et Familiale Envers les Femmes)
— • Curitiba, Brésil
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Actes de la XXVIIe Journée d'Initiation Scientifique du Programme d'Éducation Tutorale en Droit de l'Université Fédérale du Paraná (édition 2025), dont j'ai été l'une des organisatrices. L'ouvrage rassemble les articles sélectionnés lors de l'événement, couvrant des recherches interdisciplinaires sur les migrations, l'exécution pénale, la théorie du droit et les droits humains.
Cet article analyse la mise en place de quotas pour les personnes trans au Brésil, en se concentrant sur les identités non binaires. La recherche a révélé que 22 universités publiques ont des quotas trans, avec une moyenne de 2,3 % des places, suggérant des postes surnuméraires. La sécurité juridique est cependant remise en question par l'absence de législation spécifique. À l'inverse, il existe des risques à judiciariser l'omission législative, tels que la dépolitisation conséquente des conflits sociaux et la relativisation de l'autodétermination de genre par le pouvoir judiciaire. Une lacune existe dans la mesure où seules 7 des 22 universités incluent explicitement les personnes non binaires, déléguant l'interprétation à l'arbitraire des opérateurs des processus de sélection. Bien que l'auto-déclaration soit universelle, les méthodes anti-fraude, telles que les comités d'hétéro-identification et l'exigence de dossiers visuels, sont indéniablement analogues à celles employées dans les quotas raciaux. De plus, les universités échouent à reconnaître la transphobie comme un facteur de protection autonome, exigeant des preuves d'autres vulnérabilités (situation économique et parcours dans l'enseignement public), ce que démontre la difficulté de l'État à appliquer la logique identitaire aux personnes qui opèrent au-delà des normes d'identité. Cela s'explique par le fait que les personnes non binaires critiquent la politique de représentation. L'assimilation des identités binaires efface les différences au moment même où elle promet l'inclusion des personnes trans. La transphobie, en tant que sanction sociale normalisatrice, est comparée à l'exorsexisme. De sorte qu'il est entendu que l'objectif des quotas trans est de combattre la vulnérabilité à l'exorsexisme. La mise en œuvre doit considérer l'auto-déclaration conjointement avec des mécanismes permettant de prouver la situation de vulnérabilité à l'exorsexisme, en tant que violence spécifique. En conclusion, le refus du quota devrait signifier que la situation individuelle spécifique n'exige pas de protection de l'État, et jamais une invalidation de l'identité auto-déclarée.